vendredi 6 juin 2014

Dans l'eau ou d'en haut, Mallicolo c'est beau!


Après avoir passé une très belle première semaine à Epi, nous avons donc pris un vol matinal pour Mallicolo, deuxième plus grande île de l'archipel.
Après une petite escale sur l'île d'Ambryn on arrive à destination tôt le matin. Comme d'habitude n'ayant rien prévu à l'avance il faut qu'on se décide sur l'endroit où dormir. On jette notre dévolu sur une guest house pas très loin de l'aéroport plutôt jolie et avec un beau jardin, ça va nous laisser le temps d'organiser la suite des évènements et de visiter les environs.




On part à la découverte de Lakathoro, ville principale de l'île à 5 km de là, et encore une fois on est étonné par la taille de la ville ! Une rue principale avec un petit marché, une banque, un supermarché vide et 2-3 boutiques, au moins le tour est vite fait !! Les paysages aux alentours sont très jolis par contre.


j'ai presque soigné mon arachnophobie!

On s'est décidé sur la suite du programme, on va se diriger vers Lamap tout au sud de l'île, à partir de là on pourra visiter les îles Maskélynes, elles sont inoubliables apparemment! On se renseigne pour le transport, c'est pas le plus facile ici! Visiblement il y a un transport public qui part de Lakathoro tous les jours vers 13H, ok on reviendra donc demain.
La fin de journée est plutôt calme, on se repose on n'a plus l'habitude de se lever tôt!
Le lendemain matin on se dirige vers le centre-ville, on essaye de prendre de plus ample informations sur le transport, chose vraiment pas facile à faire au Vanuatu! Les infos ne sont jamais claires ni très précises. Mais c'est comme ça! Grâce à l'aide des locaux, on arrive à savoir que le camion (c'est un pick-up) qui va à Lamap est vert et qu'il part entre 13h et 15h, c'est déjà ça! On apprend également que le trajet va être très long, 4h de route apparemment...
On prend notre repas au marché et on reste sur le qui-vive pour notre voiture! Et vers 13h la voilà enfin, on s'empresse de grimper de dedans, erreur que l'on va vite regretter!! Le chauffeur est visiblement parti manger, on attend son retour et quand il se décide enfin à remonter en voiture, c'est parti pour plus d'une heure de tours et détours dans la ville : et on s'arrête là pour prendre un colis et ici pour prendre untel, et que je m'arrête un peu plus loin pour m'acheter une glace et ici pour qu'untel s'achète un paquet de gâteaux! On a l'impression qu'il joue avec nos nerfs et on a déjà mal partout alors qu'on est pas encore parti! Départ officiel, 15h!
Ah oui petite précision au moment du départ (le vrai) on est 22 dans le pick-up (sur le toit, debout...) + tout un tas de marchandises, si si je vous assure que ça passe! Le trajet est plus que long, au final il y n'y a que 80kms environ jusqu'à notre destination mais 80kms de piste en très très mauvais état... On traverse quelques petits villages, on franchit plusieurs rivières, puis on doit tous descendre pour un passage difficile et on manque une fois de s'enliser sérieusement!


On arrive donc 4h plus tard, de nuit et tout courbaturé, voyager à la local ça n'a pas de prix! En même temps vu la différence de tarif on a pas hésité une seconde, 3000 Vatus en transport public et 22000 Vatus en transport privé!
Notre hôte de Lakathoro avait appelé un de ses contacts à Lamap, du coup la bonne nouvelle c'est qu'on a un endroit où dormir ce soir sans avoir besoin de chercher! Et encore une fois quel accueil! Lamap est un village francophone, une chance pour nous, et ses habitants sont extrêmement chaleureux. On est accueilli par Joseph qui se révèle être le chef small nambas (nom dû à la taille de l'étui pénien) des environs cependant il porte le "costume" seulement pour les grandes occasions, Marianna et toute leur famille qui sont aux petits soins. Ils nous ont gardé un repas de côté qu'on partage dans leur maison. On va encore se plaire ici!
Le lendemain, on découvre le village et les alentours à la lumière du jour, c'est très joli on est au bord de la mer et au pied d'une jolie colline.

Notre guesthouse

On part découvrir la mangrove environnante avec Rosina et Viviane, qui nous font découvrir les coquillages locaux « cervoks » que l'on goutera plus tard.






On part ensuite se ballader tous les deux dans le village et c'est le même accueil qu'à Burumba, tout le monde nous salue, vient nous parler et une dame nous invite l'après-midi même pour une cérémonie qui a lieu dans le village, le rasage de ses neveux, un rituel de passage à l'âge adulte! On est super contents! Retour à la guesthouse et j'aide les filles à la préparation du repas du midi, je vais décidément devenir une pro de la cuisine Ni-Van! Après le repas c'est atelier tressage de cheveux pour les filles et repos pour les autres!


Oh le bon pamplemousse!


Vanuatu style!

Pas facile la vie au Vanuatu!

Une vie de chat!

Vient ensuite l'heure de la cérémonie. La première barbe des garçons ici fait l'objet d'un "kastom", elle signifie le passage à l'âge adulte (pour les filles c'est les premières menstruations). C'est l'oncle qui s'occupe du rasage des ses neveux.
Quand on arrive les garçons ont déjà été rasés dans une autre pièce mais le reste de la cérémonie commence. On comprend malheureusement pas tout même si les villageois nous font la traduction, il y a une procession des différents oncles qui reçoivent des présents et une enveloppe, puis ce sont les tantes qui viennent embrasser les jeunes garçons et les entalqués! Les discours et rituels s'enchainent sous nos petits yeux émerveillés. Les garçons ont le droit de se marier désormais si ils le souhaitent. La cérémonie se terminent par le traditionnel kava auquel on est cordialement invité puis le cochon est tué et la nourriture partagé. On reste un petit moment à discuter avec tout le monde, à manger un bout de lap-lap (on est à deux doigts de l'overdose de lap-lap!) et à re-boire un kava!
On a passé un très bon moment de partage et de découverte, c'était super!




Une vrai star celui-ci!



Kava quand tu nous tient...

Repas avec la famille de Joseph et repos, ça a encore était une journée riche en émotions!
Le lendemain on quitte Lamap pour rejoindre les îles Maskélynes, la voiture vient nous chercher directement au village (après quelques incompréhensions au niveau de l'horaire!). Petit bout de route et on arrive à l'endroit où l'on doit prendre le bateau.
Ambong, notre hôte, et le conducteur du bateau arrivent au même moment. C'est parti pour une demi-heure de trajet en bateau et quel trajet! C'est splendide! On passe à côté d'îles vierges magnifiques et l'eau est tellement translucide que l'on voit les coraux et les étoiles de mer depuis le bateau! On va même avoir la chance de voir des dauphins de près puisqu'ils viennent nager à côté du bateau! On est comme des gosses! Ambong rallonge un peu le trajet pour qu'on est la chance d'apercevoir le dugong (ou cow-fish) et effectivement quelques minutes plus tard on peut l'observer, on en voit juste le dos et la queue mais ça a l'air énorme! On aura peut-être la chance de nager avec lui ces prochains jours.



Oh le beau dauphin!

Une fois arrivé on se dit qu'on a plutôt bien choisi notre spot!! On va être pas mal là pour quelques jours!

home sweet home
Seule sur le sable, les pieds dans l'eau.... (Pour toi Véro!)

Ambong et sa femme nous ont préparé un déjeuner et on file à l'eau avec masques et tubas, c'est le pied! Coraux et poissons sont bien présents et ça faisait longtemps qu'on rêvait de cette baignade, du coup elle est encore meilleure!
On s'attarde pas trop non plus, Ambong nous attend pour nous emmener voire une démonstration de danse du Pacifique dans l'église de son village, Lutès (village anglophone cette fois). On s'attendait à voir des hommes en costumes traditionnels danser mais en fait pas du tout ! Ce sont des petits groupes amateurs qui dansent sur des musiques religieuses ("Jésus revient parmi les siens"...plus rythmées que les nôtres quand même!) mais le truc rigolo c'est que quand quelqu'un met une pièce dans l'urne de collecte il peut retirer un danseur du groupe et quelqu'un doit payer pour le remettre à sa place. Du coup ça donne des scènes plutôt cocasses dans l'église! Même moi je me prends au jeu et quand c'est moi qui retire un danseur ça fait bien rire aussi! Il y a de l'ambiance dans ces églises!







On a bien aimé se balader dans ce village où comme d'habitude les gens sont très aimables et les enfants adorables ! Le touriste ne doit pas être fréquent par ici, c'est quand même la première fois que des enfants courent derrière nous en criant : « Rambats ! Rambats! » ( Des blancs ! Des blancs!)



La journée se termine par un repas de poissons et fruits frais et une discussion très sympa avec Ambong.
Malheureusement la nuit ne va pas se passer aussi bien que la journée, sans rentrer dans les détails je me suis taper une tourista bien sympa qui nous a fait revoir nos plans dès le lendemain… Étant donné que c'était toujours pas la grande forme au réveil et que mine de rien on est pas mal isolés sur cette île, on a pris la décision d'écourté notre séjour aux Maskélynes et de repartir le lendemain :-(
La journée est pas transcendante du coup... On en parle à Ambong qui est aussi navré que nous.

Le surlendemain matin, la forme est un peu revenu et du coup Ambong veut nous faire plaisir avant qu'on retrouve la terre ferme. Du coup il nous organise un petit pic-nique à la Vanuataise sur une île inhabitée pas très loin.


Trajet en pirogue traditionnelle pour arriver dans un autre petit coin de paradis!


Ambong est un excellent guide, la mangrove n'a plus de secrets pour nous désormais et il nous a même fait le privilège de planter deux cocotiers côte à côte au bord de l'eau! Alors pendant les longues soirées d'hiver en Lorraine, on aura un petit réconfort en pensant à nos deux cocotiers, plantés par nos soins, qui poussent à l'autre bout du monde!



un cocotier en devenir :-)

La femme d'Ambong nous a préparé du poisson frais cuit dans des feuilles de bananiers, une tuerie ! On a plus envie de partir du coup !


Island style!!!
Très bon moment de découverte et de partage on reprend le bateau direction Lamap, le trajet du retour est plus calme que l'aller, ni dauphins,ni dugongs mais paysage toujours magnifique !




Un fil, un hameçon, un bout de plastique et hop on sait quoi manger ce soir!

Retour à Lamap et on fait nos au-revoir à Ambong, un mec vraiment super, dommage que le séjour fut écourté.
On repasse une dernière nuit chez Joseph et Marianna avant de reprendre le transport pour Lakhatoro. Et une fois n'est pas coutume, pour fêter notre départ nous avons droit au traditionnel kava! On va peut-être finir par y prendre goût!! Dernier repas en compagnie de la famille et repos, le transport vient nous chercher à 4H du matin (à peu près)! Oui oui 4h du matin! C'est Joseph qui le réveil 1/2H plus tard! C'est l'heure des Vanuatu, c'est comme ça! Par contre la famille au grand complet est réveiller pour nous dire au-revoir même la grand-mère!
Le trajet à l'arrière de la benne s'annonce dur mais, ô miracle, le chauffeur nous propose peu après le départ de monter à l'avant avec lui, on ne ce fait pas prier! Le trajet passe nettement plus vite du coup!


Après notre trajet matinal, on enchaîne sur notre vol pour l'île d'Espiritu Santo dit Santo.
Cette deuxième semaine au Vanuatu nous a encore apporté un max de découvertes et de belles rencontres. On a choisi nos îles un peu au hasard et on ne peut que se dire que le hasard fait plutôt bien les choses !

Tout aussi enchanteur vu d'en haut!
 Katchembo à tous!


vendredi 30 mai 2014

Epi c'est tout!


Nous revoilà ! On vous a laissé quelques temps sans nouvelles mais il faut nous excuser la nouvelle technologie n'est pas encore arrivé jusque ici ! Le net est uniquement disponible à Port Villa (île d'Efate) et à Luganville (île de Santo) où on se situe actuellement. Et pour avoir internet il faut avoir l'électricité, luxe dont nous avons été privés pendant 15 jours !

Mais avant de vous raconter notre superbe expérience au Vanuatu je voudrais féliciter ma belle Hélène et son adorable mari, je vous souhaite plein de bonheur dans cette nouvelle vie à 3 et bienvenue à Romane que j'ai hâte de rencontrer !!

Notre séjour a donc débuté à Epi, petite île au nord d'Efate, très méconnue, c'est donc pour cela que nous l'avons choisie!
Retour à l'aéroport de Port Villa et première surprise en plus de peser nos bagages on nous pèse nous également! Ce n'est pas de l'indiscrétion de la part de l'employé mais ça va être un petit avion et apparemment chaque kilo compte! C'est pas rassurant et encore moins quand on voit le coucou que l'on va prendre : 8 places et pas de copilote... Renaud stresse sérieusement à propos du vol et moi je stresse à propos de l'arrivée sur l'île, comment va t-on aller jusqu'à Burumba? (2-3h de marche, sachant qu'on arrive à 16h et qu'il fait nuit à 17h30...)
Finalement le vol se passe pour le mieux mais en amorçant la descente on se demande où on va pouvoir se poser, on ne voit que des cocotiers, mais où est la piste?!! En fait sur toutes les petites îles du Vanuatu pas de piste en dur que de l'herbe! On voulait du dépaysement, on est servi!

Au moins on est sur qu'il y a un pilote dans l'avion!
L'avion se pose sans embuche et là on se demande vraiment comment on va rejoindre Burumba! On nous a conseillé de demander au pilote mais notre sauveur va se présenter tout seul, il s'appelle Jeff, parle français et c'est le chauffeur de l'école de Burumba! Il va donc nous emmener. En discutant 5 minutes, on est déjà invité à boire le kava et à manger chez lui avec sa femme! Çà s'annonce bien! Une heure de "route" plus tard on arrive, de nuit, du coup on sait pas trop où on met les pieds. On pose rapidement nos affaires dans la guesthouse qui se situe dans l'école (francophone) du village, à côté du dortoir des garçons. C'est spartiate mais amplement suffisant!

Mon chéri avait dit qu'il me ferait rêver et bien je suis pas déçu!

Après une petite ballade jusqu'à la plage du village ponctuée de discussions avec les habitants, très accueillants et plutôt intéressés par notre présence, Jeff nous récupère et nous emmène chez lui. On rencontre sa femme, Lydia, qui nous a préparé un succulent repas : riz au thon! Pour tous ceux qui connaissent mon aversion pour le thon sachez que j'ai fait bonne figure! Après le repas, première grande découverte le fameux Kava! Alors le kava c'est ça :


Ça a l'air dégoutant hein? Eh bien ça l'est!! C'est une boisson qui a la texture de la boue et son goût à peu près! Mais pourquoi on boit ça vous allez me dire, en fait c'est pas pour son goût mais pour l'effet que cela procure. C'est une boisson qui détend et relaxe. (le calumet de la paix Mélanésien en quelque sorte!) C'est une tradition ici, avant l'indépendance du Vanuatu c'était une boisson réservée au chef du village, désormais tout le monde en boit (les femmes suivant les îles n'y sont pas toujours autorisées). L'endroit où tout le monde se regroupe dans le village pour la dégustation s'appelle le nakamal mais nous pour le moment on l'a toujours bu chez les gens.


La racine de kava


Après la dégustation!
Autant vous dire que ça nous a aidé à dormir!
Le lendemain, on découvre le village de 200 habitants et l'école en plein jour.

Bienvenue à Burumba!

Avant de commencer cette journée, on va boire le café chez Lydia, qui nous a préparé le petit-déjeuner, un amour cette femme. On part à la découverte du village en sa compagnie pendant que Jeff fait des allers-retours sur l'île pour transporter les gens (il y a très peu de voitures sur Epi)

Dans le village il y a l'eau courante, quelques points d'eau répartis par ci par là, grâce à une source montagneuse, ce qui est un vrai luxe ici. Et on a la chance d'avoir un peu d'électricité le soir grâce à un groupe électrogène qui sert juste pour l'école mais pas pour le village, d'autres ont installés des panneaux solaires (la seule télé du village est alimenté comme ça!)
Sinon ici pas de barrières entre les maisons, tout se passe à l'extérieur et il règne une ambiance de joyeux bordel entre les poules, les cochons, les vaches, les chiens et les chats qui se baladent un peu partout.





Le banyon, mistic tree, impressionant hein!
Lydia et son mari possède une énorme plantation, où l'on se rend après notre visite du village. Fruits, légumes tout pousse ici, on avait jamais vu des fruits comme ça et avec un goût pareil. Les pamplemousses font la taille de melons, les avocats pareil, les bananes sont cueillies directement dans le jardin et il y a tous les fruits dont on avait jamais entendu parler et qui sont tous plus bons les uns que les autres! Oranges, clémentines, citrons, papayes, natakambols(pas sure de l'orthographe!), mangues, ananas..... Le paradis des fruitivores!  Et la cerise sur le gâteau, aucun pesticide ici, rien de chimique et ceci est valable sur toutes les îles!


Il y a aussi les légumes et les racines : taro, manioc et igname qui sont la base de l'alimentation.

Manioc




On a aussi découvert la culture du coprah, du cacao et du kava qui sont les trois sources de revenus principales de l'île. Le travail du coprah est particulièrement physique mais rapporte pas mal aux habitants. Petite info au passage le coprah sert à fabriquer de l'huile utilisée en cuisine et cosmétique.




Le four où l'on sèche le coprah et le cacao


Le cacao ( flo ;-) )
On a découvert que dans la cabosse, une pulpe entoure les grains de cacao et que ça ressemble à un délicieux bonbon!

On a pu aussi mangé du bœuf local et bio. Le lendemain de notre arrivé un bœuf est mort suite à une bataille avec un autre bestiau (Renaud soupçonne Lydia de nous avoir dit ça pour ne pas brusquer notre sensibilité d'occidentaux! oui car plus tard une poule s'est pris une coco sur la tête donc on l'a mangée aussi :-)) Pour ce qui est des règles d'hygiènes on oublie les normes Européennes! Âmes sensibles s'abstenir!!

Découpage

Transport dans le pick-up

Et la pesée!
Les journées se déroulent paisiblement à Epi, au rythme des ballades, des discussions, des rencontres avec les villageois, des parties d'uno (et oui il est arrivé jusque ici!), du rituel du kava et des repas.
Lydia est une femme très intéressante et on en apprend beaucoup en discutant avec elle, notamment sur les mœurs du pays et du village. Par exemple les femmes portent toutes des jupes car c'est le chef du village qui en a décider ainsi mais sous sa jupe Lydia porte un pantalon! Il y a aussi l'adoption que l'on a du mal à comprendre mais qu'à aucun moment on ne juge, il est très courant ici de faire adopter ses enfants par quelqu'un d'autre du village, par exemple si une famille n'a pas de filles et qu'ils en veulent une ils demanderont à une autre famille. Difficile à appréhender pour nous. L'égalité homme-femme à l'air de mise ici, en tout cas chez nos hôtes on peut le constater, Jeff aide Lydia aux taches quotidiennes et elle l'aide dans son travail. J'imagine que ce n'est pas le cas dans toutes les familles mais ça c'est international!

Pendant que Renaud joue au foot avec les mecs du village ou s'occupe à rouler des cigarettes de tabac local (et oui ils font aussi pousser du tabac!) moi je m'initie au tressage de panier et à la cuisine locale! Je pourrais refaire un lap-lap les yeux fermés et gratter une coco plus vite que mon ombre !! Sans éxagérer bien sûr! Et chose qui me sera peut-être utile un jour, je sais désormais faire un gâteau sans four!!


Tabac 100% local sans goudron! (il doit mettre un peu plus de temps à tuer!)


Il y a encore du boulot avant que j'en fasse un mais c'est en bonne voie!

Pas de four électrique ici!

Ballade dominicale dans les hauteurs du village avec toute la famille :

Lydia et ses précieuses explications!
La faune locale

L'architecture locale

Quand on veut du pain on va pas à la boulangerie comme chez nous on va chez Emile (membre de la famille) à l'autre bout du village qui fabrique son pain.


Mais comme pour tout le reste ici il faut pas être pressé, quand on arrive le pain n'est pas encore dans le four ! C'est ça les Vanuatu ! Çà va nous donner l'occasion de discuter avec les gens, d'assister à la préparation du kava et d'en boire quelques shells (bols), d'ailleurs on a un peu abusé ce soir-là et le lendemain on a été dans le pâté toute la journée !


Préparation du kava



Lydia voulant nous faire découvrir les spécialités locales a donné pour mission à Emile de nous chasser deux nautous (pigeons locaux). Et le lendemain on a effectivement deux beaux nautous qui nous attendent, 2 plombs 2 oiseaux, ça c'est un bon chasseur !

Lydia et les nautous

Oh le bel oiseau!

Le déplumage, pas l'habitude!

Notre dernier soir a été particulièrement chouette, Lydia ayant décider de nous préparer un festin on a décider de payer notre seau de kava ! Au menu : poulet, salade de concombre (lait de coco+citron=une tuerie!), soupe de bœuf, riz, bananes cuites... Tout ça en compagnie de la famille et des amis qu'on a fréquenté au cours des derniers jours . Une très bonne soirée.
Comme vous l'aurez compris en plus d'avoir apprécié ce petit coin de paradis c'est surtout les gens qui nous resteront. Les Ni-vans sont extrêmement accueillants et on se sent vite comme à la maison ! Les moments passés à Epi resteront gravés à jamais et je pense que des rencontres comme celles-ci on n'en fera pas tous les jours! Et les enfants, ah les enfants Ni-vans! Des petits choux d'amour avec en permanence un énorme sourire jusqu'aux oreilles! Et je peux vous dire qu'on est l'attraction ici, les blancs ne viennent pas tous les jours! On est les troisièmes touristes de l'année à Burumba!

Alors un grand merci à Lydia, Jeff, Willy, Raymond, Emile, Mikky, Colleen et tous les autres !


Mikky et sa cabosse!

Lily, le plus beau sourire du village!

Jeff et le petit dernier de la famille Willy



Faut pas se fier aux apparences ce ne sont pas des terroristes!

Les hommes, les vrais!

Alors je vous entend déjà dire que nous avons eu une vision idyllique de la vie au Vanuatu, mais non pas du tout, tout n'est pas tout rose ici et nous en avons bien conscience. Pour avoir visiter le dispensaire je peux dire que j'avais pas spécialement envie de tomber malade ici... Et je vous parle même pas de la salle d'accouchement (petite pensée pour Hélène à ce moment là ;-) ) plus personne ne se plaindrait jamais des maternités chez nous en voyant ça!
Il y a bien évidemment des conflits aussi mais qui sont réglés pacifiquement grâce à la force des traditions (échange de cochons, l'éternel kava....)
Mais le plus important c'est que les gens ont l'air vraiment très heureux ici, comme ils nous l'on dit eux-mêmes ils sont riches aussi mais de ce que la terre leur apporte et comme Mikky nous l'a si bien dit, ici c'est le paradis! Tu tends la main et tu as à manger! D'ailleurs beaucoup ont voyagé en Nouvelle-Zélande (pour les cueillettes de fruits) ou sont partis quelques temps en ville et bien la plupart reviennent au village finalement!
On a comme l'impression d'un doux retour dans le temps en passant du temps ici!

Ah oui, même si on ne s'est pas beaucoup éloignés du village, il ne faut pas oublier que nous sommes sur une île du pacifique et que les décors sont fabuleux !




Ces quelques jours sont vite passés et il est temps de repartir, Jeff et Lydia nous emmènent jusqu'à Lamen bay au nord de l'île où nous allons passer notre dernière nuit avant de reprendre l'avion. Nous sommes tristes. Notre dernière nuit nous paraît bien chère et bien fade après tous ces bon moments...
Lendemain réveil à l'aube pour prendre l'avion et l'aéroport de Lamen bay vaut bien celui de Valesdir !! Plus gros coucou et piste en herbe ! Direction Malekula !


Hall d'aéroport!

L'aéroport depuis la piste!
 


A tout vite!!